Qu’est ce que la Socioéconomie?

C’est mettre du social dans l’économie ou de l’économie dans du social, c’est se soucier des inégalités entre riches et pauvres, entre le Nord et le Sud, examiner les possibilités de chacun, de chacune, d’accéder à une vie meilleure.

C’est relativiser les grands principes économiques grâce aux apports des autres sciences sociales : la sociologie (étude des phénomènes sociaux), la démographie (étude des populations), les études genre (étude de représentation du masculin et du féminin), l’histoire économique (étude des échanges commerciaux)… L’approche est multidisciplinaire pour tirer les outils les plus utiles de chaque domaine.

C’est partisan, un peu, beaucoup : les gens qui l’enseignent comme ceux qui s’y inscrivent veulent croire qu’un autre monde est possible, où la dimension humaine occupe la première place. C’est mettre à égalité toutes les cultures.

C’est un domaine d’avenir qui tente d’imaginer une société pour demain, en tenant compte des réalités du monde d’aujourd’hui.

Voir : la Socioéconomie présentée par l’Université de Genève

Présentation du Master de Socioéconomie par M. Oris

Voir : le Master présenté sur par l’Université de Genève

Quels sont les débouchés de la Socioéconomie ?

Certains thèmes de société sont devenus incontournables à cause de leur urgence : le respect de l’environnement, le développement des pays du Sud, les relations interculturelles dues aux migrations et aux échanges commerciaux internationaux, le vieillissement de la population occidentale, la consommation responsable. Entre autres. Tous les lieux professionnels où ces problèmes surgissent ou sont traités peuvent avoir besoin de socioéconomistes.

Les emplois possibles sont situés dans : 

  1. les services d’Etat
  2. les ONG et l’international (associations, institutions)
  3. le secteur privé (entreprises)
  4. la recherche (université, centres d’étude)

Par exemple, une ville qui veut définir une politique d’accueil vis-à-vis des femmes migrantes (1), une association qui cherche à sensibiliser les gens à la pollution liée à ce qu’ils consomment (2), une entreprise qui crée un programme d’éducation pour sa main-d’œuvre d’un pays en développement (3), un département de faculté qui veut mesurer l’impact d’un impôt sur la population suisse (4).
Les nombreux cours à option du baccalauréat (bachelor) et de la maîtrise (master) universitaires permettent à chacun, à chacune, de donner à son cursus un profil particulier, orienté vers les thèmes qui lui sont chers.

Pourquoi choisir l’orientation en Démographie ?

Une formation unique en Suisse

La majorité des étudiantes et étudiants en maîtrise de socioéconomie ne choisissent pas l’option en démographie pour des raisons d’horaires et de choix de cours. L’orientation en démographie propose en effet peu de cours à choix et des horaires moins flexibles que l’orientation en socioéconomie. Néanmoins, la démographie offre une possibilité de spécialisation unique en Suisse. Il n’existe plus de diplôme universitaire en démographie dans notre pays, et les quelques diplômés proviennent chaque année de notre filière en socioéconomie. Ce sont donc des « denrées rares » qui rencontrent de belles opportunités de travail après leurs études, notamment en raison de leur nombre restreint et de la spécialisation de leurs compétences.

Les enseignements dispensés au sein de la maîtrise en socioéconomie orientation démographie sont variés et abordent autant d’aspects théoriques que pratiques (excel, stats). Les cours se penchent sur les thématiques centrales de la démographie, à savoir les questions liées aux migrations (déplacements de population, réfugié-e-s, accueil et intégration, politiques migratoires, migrations internes et externes…), à la reproduction (fécondité, natalité, nombre d’enfants par femme, contraceptions, inégalités de genre), à la mortalité (vieillissement de la population, problème des retraites, systèmes familiaux, solidarité, vulnérabilité) et, de manière plus globale, aux enjeux liés au développement et à la réduction des inégalités dans le monde.

Des débouchés professionnels clarifiés

Pour toutes ces raisons, les démographes sont très appréciés dans les organisations internationales, les offices de statistiques (Etat) et les associations relatives à la santé, aux problèmes de genre, de migration, de vieillissement de la population etc. Outre la présence de démographes parmi le corps enseignant de la maîtrise, les contacts avec des organismes intéressés par la démographie sont nombreux et les possibilités de stage, variées.

Les stages en fin de maîtrise permettent aux étudiantes et étudiants une mise en pratique concrète de leurs connaissances fraîchement acquises durant l’année. On constate également qu’une partie des démographes se destine à une carrière dans la recherche académique. Les opportunités de postes dans la recherche sont maintenant multipliées grâce au Pôle National de Recherche sur les vulnérabilités à travers le parcours de vie et à l’enquête sur les conditions de vie des personnes âgées (projet sinergia), qui débutent cette année.

Sachez enfin qu’il existe un Certificat complémentaire en démographie qui peut être intéressant à effectuer après la maîtrise. Et puis, un dernier mot sur les statistiques, qui suscitent souvent quelque peur : n’ayez crainte, l’équipe enseignante est très sympathique et la matière, beaucoup plus compréhensible que le laissent croire les intitulés de cours…